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Le chien et l'hiver
08/11/2019

Le chien et l'hiver

L’organisme du chien est bien plus résistant au froid que celui des humains. Cependant, il faut savoir qu’un chien peut prendre un « coup de froid » et tomber assez sérieusement malade. Il peut même mourir de froid s’il ne peut pas se mettre à l’abri en cas de très grosse chute de température.   Une résistance au froid variable : Les chiens sont pour la plupart d’entre eux des animaux assez rustiques. En revanche, certaines races résistent mal au froid. Et, si votre chien est habitué à vivre à l’intérieur toute l’année, il sera beaucoup plus sensible au froid en hiver et vous devrez prendre plus de précautions le jour où vous l’emmènerez à la neige. Il faudra peut-être dans ce cas prévoir un manteau de protection, un traitement des coussinets plantaires et limiter la durée des sorties. Si votre chien vit toute l’année dehors, il peut y rester l’hiver mais il devra tout de même avoir un abri isolé du sol par des pieds et placé à l’abri des intempéries (en particulier des vents dominants). N’hésitez pas à garnir l’intérieur avec des couvertures ou de la paille afin de l’aider à lutter contre la déperdition de chaleur.   La résistance au froid dépend : - De la race de votre chien : Les races à poils longs et denses ou certaines races originaires de pays froids comme le Chow- Chow, le Husky, le Léonberg ou le Terre-Neuve supportent généralement bien le froid. Certaines races à poils très ras et de morphologie très fine résistent plus difficilement au froid (Lévriers, Yorkshire...).   - De l’âge du chien : Les chiots et les chiens très âgés sont moins aptes à lutter contre le froid que les chiens adultes.   - Du mode de vie du chien : Un chien qui vit dans une maison avec un jardin et qui sort souvent ou passe plusieurs heures par jour dehors, supportera mieux le froid qu’un chien qui vit en appartement. Les chiens vivant en ville dans des appartements très chauffés ou les chiens récemment toilettés seront plus sensibles aux basses températures.   - De l’état d’embonpoint du chien : Un chien maigre ayant donc peu de réserves est plus sensible au froid qu’un chien de poids normal. Par contre, il faut savoir que les chiens obèses ne sont pas plus résistants au froid que les chiens de poids normal. Ils sont même souvent très frileux.   - De l’épaisseur de la fourrure : Les races nordiques ont un sous-poil plus dense que les races de climat tempéré. Les races à poil long ont une meilleure protection que les races à poil ras. Nous vous conseillons de ne pas faire tondre votre chien juste avant l’hiver et de demander au toiletteur de ne pas trop enlever le sous-poil.   - Du type de froid : Il faut savoir que le froid sec est plus facile à supporter que le froid humide . Par ailleurs, si un vent froid souffle, la déperdition de chaleur est plus importante et vous devez écourter la promenade avec votre chien.   - L’alimentation du chien en hiver : Pour des chiens des villes, vivant la plupart du temps à l’intérieur avec nous, il n’est pas recommandé d’augmenter la ration alimentaire pendant les mois d’hiver. Ils ne feraient que prendre de l’embonpoint !! En revanche, le chien qui passe quasiment tout son temps dehors, le chien d’utilité et le chien faisant beaucoup d’exercice nécessitent une alimentation adaptée. Il faut lui apporter plus d’énergie à « brûler » pendant la période hivernale, car son organisme doit lutter contre le froid. Vous devez augmenter sa ration de 10 à 20 % en fonction des conditions climatiques. Pour les chiens très actifs, il serait même recommandé de passer à un aliment « performance » si ce n’est pas déjà ce qu’il mange.   Un chien qui vit à l’extérieur « toute l’année »: Si vous souhaitez laisser votre chien dehors tout l’hiver, il est indispensable qu’il ait déjà l’habitude de vivre à l’extérieur. On ne met pas un chien à vivre dehors parce qu’il se met à sentir plus fort à cause de la pluie ou du froid pendant la période hivernale. Un chien peut très bien vivre toute l’année dehors, mais cela doit vraiment être «toute l’année» de façon à ce qu’il bénéficie des transitions de l’automne et du printemps qui lui permettent de s’adapter et de changer de poil.  En effet, les chiens vivant à l’extérieur en permanence ont un poil plus fourni en hiver et une meilleure résistance au froid que ceux qui vivent à l’intérieur.   Conclusion : Un chien est globalement assez résistant et il préfère souvent un temps froid à trop de chaleur. Si votre chien passe beaucoup de temps dehors, il est important d’augmenter sa ration alimentaire. Et, quoi qu’il en soit, il faut être vigilant, lui assurer un minimum d’abri et ne pas surestimer sa résistance au froid.
Les tics du cheval
01/11/2019

Les tics du cheval

Différentes études ont montré que les vices d’écurie proviennent du « mal-être » du cheval, conséquence du manque d’activité et de relations sociales. Il n’y a pas de prédisposition génétique mais un tempérament nerveux est un facteur favorisant. Pour modifier ce comportement, il faudra prendre en charge le stress du cheval tiqueur et effectuer des changements dans son environnement.   Les tics les plus fréquents : - Tic à l’air : le cheval ouvre la bouche, contracte les muscles pharyngiens, fléchit les muscles de l’encolure et ingère ou expulse de l’air en émettant un bruit caractéristique. - Tic à l’appui : c’est le mouvement du tic à l’air en appuyant les incisives supérieures sur un support solide (porte, mangeoire, arbre...). - Tic à l’ours : le cheval balance la tête de droite à gauche continuellement, voire se balance d’un antérieur sur l’autre. - Automutilation : elle est plus fréquente chez l’étalon mais existe également chez le hongre et la jument. Le cheval mord son flanc et son poitrail. D’autres comportements accompagnent parfois l’automutilation : saut de mouton, hennissement, coup de pied, roulade...   Quelles sont les causes et les conséquences de ces tics ? Les tics sont liés à du stress ou à de l’ennui, il faudra donc toujours analyser l’environnement du cheval. De nombreux facteurs environnementaux peuvent prédisposer un cheval aux tics : frustrations, confinement, manque d’activité, alimentation rapide et absence de fourrage à volonté, conflits hiérarchiques, présence de congénères présentant des tics (phénomène d’imitation), cheval nerveux. Ces tics, qui sont un « symptôme » de mal- être, doivent être pris au sérieux car ils peuvent aussi favoriser le développement de certaines pathologies.   Les tics avec absorption d’air (tic à l’air, tic à l’appui) pourraient prédisposer aux coliques digestives. Lors de mouvements permanents (tic à l’ours, encensement) des douleurs musculaires sont parfois décrites. Dans tous les cas, le cheval nerveux a tendance à présenter des difficultés de récupération après l’effort, ce qui peut être préjudiciable pour sa carrière sportive.   Comment soulager le cheval tiqueur ? Vous devez aider le cheval qui s’ennuie et calmer le cheval stressé. Pour remédier à l’ennui, essayez des changements dans son quotidien :   - le sortir plus souvent (monte ou paddock), - fractionner les repas ou distribuer du foin peu riche mais à volonté, - s’il est isolé, le rapprocher d’une zone d’activité (carrière, congénères, zone de passage), - mise en place de jeux dans son box (ballons dans des filets), - présence d’un nouveau compagnon ; poneys, chèvres et lapins sont les plus utilisés. Attention, si c’est très efficace c’est aussi très contraignant car on ne peut souvent plus les séparer ! - revoir les lots de pâturage lors de conflit hiérarchique.   Lors de stress, votre vétérinaire pourra vous prescrire un traitement pour calmer votre cheval. Suivant l’importance du stress et le tempérament de votre cheval, le vétérinaire fera appel à des phéromones de synthèse, de l’homéopathie ou des compléments alimentaires.   Les compléments alimentaires « anti-stress » sont très nombreux et l’essentiel sera de trouver celui adapté aux besoins spécifiques de votre cheval. De nombreux compléments sont riches en vitamines B1 et B6, magnésium et tryptophane. Certains complexes alimentaires peuvent également contenir des substances protectrices des appareils musculaires ou des appareils digestifs (prévention des ulcères). Il existe aussi un supplément nutritionnel à base de dérivés de la caséine du lait.   Votre vétérinaire vous aidera à faire le point et à choisir le complément le plus approprié.   Bien entendu, il existe également des solutions pour empêcher le cheval de tiquer. Lors de tic à l’air, un licol anti-tiqueur peut être conseillé, et lors d’appui, des substances au goût ou à l’odeur désagréable peuvent être appliquées sur les zones d’appui.   Mais en général, si le mal-être n’est pas résolu, le cheval a tendance à développer un autre tic !  
UN EXAMEN BUCCO-DENTAIRE POUR MON CHIEN OU MON CHAT
25/10/2019

UN EXAMEN BUCCO-DENTAIRE POUR MON CHIEN OU MON CHAT

On croit souvent puisque les chiens et les chats n’ont pas de caries, qu’il n’est pas nécessaire de vérifier régulièrement l’état de leur dentition. S’il est vrai que nos carnivores sont très peu sujets aux caries, ils peuvent souffrir d’autres affections et vérifier régulièrement qu’ils jouissent d’une bonne santé bucco-dentaire permet d’éviter l’apparition de maladies générales dont les conséquences sur la santé peuvent être bien plus importantes. Un examen régulier de la dentition , de l’état des dents, des gencives, l’évaluation de la plaque dentaire, du tartre et d’autres maladies orales est donc indispensable. Dans certains cas des examens complémentaires (radiographies en particulier) peuvent être nécessaires.   Chez le chiot et le chaton : Chez certaines races de chiens, en particulier les petites races, et parfois chez les chatons, les dents de lait ne tombent pas lors de la pousse des dents définitives dont elles peuvent gêner la mise en place correcte. Plus tard, cela peut conduire à l’apparition de tartre ou d’infections. Il faut donc les retirer sous anesthésie. Chez les races brachycéphales en particulier, une mauvaise implantation favorise l’accumulation de déchets alimentaires puis l’apparition très précoce du tartre et d’infections locales. Une malocclusion (les dents ne s’affrontent pas correctement) peut également conduire à des difficultés à s’alimenter en plus de favoriser la plaque dentaire. Il est donc important que votre jeune compagnon voit son vétérinaire lors de la mise en place de la dentition d’adulte pour évaluer ce type de risque. Parfois votre chiot ou votre chaton ne sortira pas une plusieurs dents d’adulte. Si cela ne pose que peu de problème pour sa santé, c’est en revanche considéré comme une tare dans certaines races et le juge refusera la confirmation de votre jeune compagnon. Votre vétérinaire peut évaluer sa dentition et vérifier qu’elle est complète ou compatible avec le standard de la race. Pour ce faire un examen radiologique peut être nécessaire.   Age d’éruption des dents chez le chien et le chat : Eruption des dents de lait: CHIENS : Incisives: 3-4 semaines, Canines: 3 semaines, Prémolaires: 4-12 semaines, Molaires: pas de molaires de lait. CHATS :  Incisives: 2-3 semaines, Canines: 3-4 semaines, Prémolaires: 3-6 semaines, Molaires: pas de molaires de lait . Eruption des dents d’adulte : CHIENS : Incisives: 3-5 mois, Canines: 4-6 mois, Prémolaires: 4-6 mois, Molaires : 5-7 mois. CHATS: Incisives : 3-4 mois, Canines: 4-5 mois, Prémolaires: 4-6 mois, Molaires: 4-5 mois.   Chez l’adulte, des maladies fréquentes peuvent être évitées. On estime en effet que 85 % des chiens et chats âgés de plus de 3 ans sont atteints de maladie parodontale. Cette maladie affecte les structures qui soutiennent les dents : la gencive et l’os peuvent subir des  destructions telles que les dents peuvent tomber. Cela peut aller jusqu’à la fracture de l’os de la mâchoire. A minima, cette maladie provoque des douleurs qui peuvent rendre difficile la prise alimentaire . Cette maladie parodontale débute par une gingivite, caractérisée par un liseré rouge courant autour des dents. C’est la partie visible. La plaque dentaire qui en est responsable s’enfonce en effet progressivement le long de la racine et crée des poches dans lesquelles les bactéries se développent, entrainant également la mauvaise haleine (on parle d’halitose). Ces poches peuvent provoquer des abcès dont les conséquences sont à la fois locales et générales. Au-delà, ce sont en effet des maladies infectieuses insidieuses qui peuvent, en induisant la diffusion des bactéries dans l’organisme, atteindre le cœur et les poumons, le foie ou les reins et provoquer des insuffisances de ces organes. Chez le chat par exemple, une étude récente a montré que les maladies rénales chroniques étaient liées à la sévérité de la maladie parodontale.   Comme nous l’avons dit plus haut, les chiens et les chats sont peu sujets aux caries (moins de 6% des chiens !). Il existe toutefois chez les chats en particulier une maladie atteignant au moins un chat sur trois : la résorption odontoclasitique. On ne connait pas la cause de cette affection, qui apparait en général vers 3 ou 4 ans (rarement avant). Elle est aussi appelée «maladie » ou « carie du collet », puisqu’elle touche essentiellement la jonction entre la couronne et la racine de la dent. C’est un phénomène douloureux qui gêne la consommation alimentaire des chats atteints et nécessite souvent l’extraction des dents malades. Un examen bucco-dentaire régulier permet donc de déceler ces maladies à des stades débutants, et donc de prévenir les maladies générales. Votre vétérinaire peut examiner votre compagnon au cours des visites annuelles de santé. Si votre chien ou votre chat est un sujet à risque, il peut vous recommander cet examen plus souvent. Le détartrage régulier peut s’avérer nécessaire : certains chiens ou chats n’en ont jamais besoin, chez d’autres il est préférable d’intervenir une fois par an, voire plus souvent.   Si mon compagnon est atteint, quelles solutions curatives et préventives ? Lorsque la maladie est déjà présente, il est nécessaire d’intervenir sous anesthésie générale: que ce soit pour retirer le tartre ou pour intervenir sur la maladie parodontale ou la résorption odontoclastique. Il faut parfois retirer les dents dont les tissus de soutien sont détruits. Après cicatrisation, votre compagnon n’a plus de douleur dentaire et mange d’autant plus facilement. Il ne faut donc pas hésiter à intervenir ! A la suite de l’examen, ou après intervention, votre vétérinaire et son équipe vous conseillent les moyens les plus adaptés pour limiter l’apparition ou la récidive de ces maladies. Par exemple, seule une action mécanique permet de détruire la plaque dentaire. Le brossage quotidien demeure donc la meilleure prévention, mais vous pouvez également trouver avec votre équipe soignante une solution adaptée à votre compagnon si le brossage s’avère compliqué.   Mon chien ou mon chat est senior... a-t-il encore besoin de cet examen? Avec l’avancée en âge, certains organes de votre chien ou chat sont plus fragiles. Les effets délétères d’une mauvaise santé bucco-dentaires sur la santé ne sont plus à démontrer, aussi la nécessité de réaliser encore plus régulièrement des examens d’évaluation s’impose. Si votre compagnon souffre déjà d’une maladie chronique, il est même indispensable de mettre en place un programme d’intervention (soins locaux, détartrage...), afin de limiter le risque de diffusion des bactéries à partir de la sphère orale. Les techniques d’anesthésie actuelles permettent d’intervenir chez des chiens et chat âgés, même malades : il est bien moins dangereux d’endormir votre compagnon que de le laisser avec des maladies bucco-dentaires douloureuses et qui ne manqueront pas de le fragiliser encore plus !   Comme chez l’Homme, la bonne santé bucco-dentaire est garante de la bonne santé générale de votre compagnon. Un examen régulier s’impose donc. Votre vétérinaire et son équipe sont à votre service pour vous conseiller sur le rythme de ces examens, la prévention, et les éventuels soins adaptés à votre chien ou à votre chat.
Les moustaches (vibrisses) de nos chats
18/10/2019

Les moustaches (vibrisses) de nos chats

Les moustaches des chats , appelées « vibrisses » ont toujours fasciné. Elles sont indispensables au chat, qui les utilise pour mieux cerner son environnement, ses déplacements, son alimentation, et pour ses activités (chasse, jeux...). À la naissance , les chatons sont aveugles et presque sourds, mais leurs moustaches sont immédiatement opérationnelles . La sensibilité des moustaches des chats était connue des inventeurs des postes à galène, qui surnommèrent « moustaches de chat » le fil qui faisait contact avec le cristal.   Qu’est-ce qu’une vibrisse ? C’est un poil beaucoup plus raide et plus long qu’un poil normal. Ces vibrisses se trouvent à plusieurs endroits : sur le museau où elles sont les plus apparentes, sur l’arrière des pattes antérieures (vibrisses carpiennes), ou encore sur les sourcils. Sur le museau, elles sont enfoncées, trois fois plus profondément qu’un poil ordinaire, dans deux paquets de muscles très irrigués, de chaque côté du museau. Elles sont reliées à un groupe de terminaisons nerveuses extrêmement sensibles.   Le chat possède quatre rangées horizontales de trois moustaches chacune, et les plus grosses se situent aux rangées 2 et 3. Elles poussent et se renouvellent continuellement . Grâce à de puissants muscles horripilateurs, les deux rangées du haut peuvent bouger indépendamment de celles du bas.   Les connaissances sur les mécanismes de transduction et de la fonction respective de chaque type de récepteur sont très limitées aujourd’hui, du fait de leur complexité. Les vibrisses varient en fonction de la race. Par exemple, celles du Devon Rex sont courtes et ondulées, tandis que celles de l’American Wirehair sont rêches, frisées et recroquevillées comme du fil de fer.   Quel est le rôle de ces vibrisses ? Les vibrisses sont indispensables au chat, car elles jouent le rôle de véritables radars l’aidant à se déplacer dans son environnement. Elles détectent les plus infimes perturbations de l’air causées par un objet mobile ou immobile. Elles lui permettent d’inspecter des objets, déceler des obstacles, de juger de la vitesse et de la direction du vent avant d’effectuer un saut. il les utilise pour localiser l’origine d’une odeur véhiculée par le vent, mesurer la largeur d’un passage, et dans l’obscurité complète, pour se frayer un chemin. Le chat les utilise également pour chasser : les vibrisses ont la faculté de lire le profil de la victime . des photographies de chats tenant des souris entre les mâchoires montrent que leurs moustaches sont presque entièrement enveloppées autour du cadavre. ainsi, le chat est informé de l’état de vie ou non de sa proie. il est alors en mesure de porter la morsure fatale à coup sûr. Le chat sans moustache ne serait qu’un piètre chasseur la nuit. Pour finir, ces vibrisses donnent des indications sur le comportement du chat : généralement, le chat curieux va déployer ses moustaches en éventail vers l’avant, par contre s’il est sur la défensive, elles seront plaquées contre la face.   Quelles précautions à prendre ? Les vibrisses jouent un rôle primordial pour le chat. Il ne faut donc pas les couper et encore moins les arracher. Les couper ne provoquera aucune douleur particulière et il n’y a aucune raison que celui- ci devienne subitement fou ou ne soit plus capable de marcher en raison d’une soudaine perte d’équilibre. Mais cela handicapera votre chat jusqu’à ce qu’elles repoussent. En revanche, l’arrachement d’une vibrisse est fort douloureux pour l’animal. Lorsqu’il fait sa toilette, le chat en prend un soin méticuleux. À l’aide de sa patte, qu’il lèche copieusement auparavant il les lisse longuement et méthodiquement.   Conclusion : Les moustaches (Vibrisses) du chat lui sont indispensables pour se mouvoir dans son environnement et vivre. En plus de donner de l’information au chat, elles transmettent aussi de l’information sur le chat. On notera que le chat n’est pas le seul animal à avoir des vibrisses. En effet, bon nombre de rongeurs, certains oiseaux et même le cheval en sont également dotés.
Aboiements intempestifs chez le chien
11/10/2019

Aboiements intempestifs chez le chien

Mon chien aboie tout le temps. Très fréquents, les aboiements chez un chien peuvent devenir un réel problème pour ses propriétaires dont le voisinage va, en plus, rapidement se plaindre ! Il faut alors comprendre pourquoi son chien aboie, en quelles circonstances, pour pouvoir limiter au maximum ce comportement désagréable.   Les aboiements chez le chien: Pour le chien, l’aboiement est tout simplement un moyen de communication. Il aboie pour prévenir d’un danger, pour éloigner des intrus, pour prévenir ses congénères ou d’anxiété en votre absence…La peur peut aussi provoquer une réaction de défense se traduisant par des aboiements très fréquents. On observe aussi souvent des aboiements qui permettent au chien de défendre son territoire . Sachez que lorsque des personnes passent devant chez vous, ou que le facteur vous dépose une lettre, votre chien, les voyant s’éloigner, est persuadé que ses aboiements ont été efficaces et qu’il a réussi à les faire fuir. Alors pourquoi ne recommencerait-il pas le lendemain ? Les causes d’aboiements chez le chien sont donc nombreuses et il faut d’abord bien définir si votre chien aboie en votre absence ou lorsque vous êtes à la maison. Certains jappent seulement pendant les balades, en croisant un autre chien ou en apercevant un chat !   Votre chien aboie en votre présence: Comme nous venons de l’évoquer, la plupart du temps, votre chien chasse des intrus, et il y parvient ! En tout cas, selon lui !! Pour faire passer cette habitude, il faut lui faire comprendre que ce n’est pas grâce à lui que les personnes partent. Pour cela, avant l’arrivée du facteur, par exemple, gardez-le près de vous et offrez-lui une friandise pour attirer son attention pendant la distribution du courrier. Vous pouvez aussi lui lancer son jouet préféré, une fois dans sa gueule, il ne pourra plus aboyer. Il faut aussi savoir que certains chiens sont hypersensibles et hyperactifs et ont tendance à ne pas parvenir à se contrôler. Il s’agit généralement d’un trouble du comportement venant du plus jeune âge et d’un défaut d’éducation de la part de la mère (absente ou incompétente). Dans ce cas, il est préférable de prendre rendez-vous pour une consultation voire même pour une consultation spécialisée avec un vétérinaire comportementaliste.   Votre chien aboie en votre absence: Dans ce cas, vous serez sûrement prévenu par les voisins… Il faut différencier deux cas de figure : votre chien aboie en votre absence parce qu’il n’est pas content que vous partiez et le laissiez seul ou votre chien aboie parce qu’il est anxieux lorsqu’il est seul.   Dans le premier scénario, votre chien est plutôt dominant , il est important de mettre en place certaines habitudes qui vont lui faire comprendre que ce n’est pas lui qui décide quand vous partez et rentrez ! Pour cela, donnez-lui à manger après vous et retirez sa gamelle après vingt minutes qu’elle soit vide ou non, offrez-lui un panier qui ne soit pas dans un lieu de passage où il puisse observer vos allées et venues et ne répondez pas à toutes ses sollicitations.   Dans le deuxième cas, il faut apprendre à votre chien à rester seul. Il existe sûrement un lien d’hyperattachement avec vous. Il est alors nécessaire de lui demander parfois de rester dans son panier s’il vous suit en permanence, de l’ignorer avant de partir le matin (pour éviter un rituel qui le rendra anxieux de plus en plus tôt le matin), de lui donner une friandise à mâcher ou un jouet distributeur avant de partir (cela l’occupera au moment-même de votre départ), de prendre le temps de vous mettre à l’aise avant de vous occuper de lui quand vous rentrez le soir…   N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous aider ou vous orienter vers un confrère spécialiste si nécessaire. Si la situation devient délicate avec vos voisins, cela vous permettra d’argumenter que votre chien est pris en charge. Toujours difficiles à canaliser, les aboiements constituent un réel problème pour beaucoup de propriétaires. Une fois la cause définie, des solutions existent et nous sommes là pour vous accompagner. Nous restons à votre disposition pour évoquer ce problème avec vous.
La vermifugation en questions
04/10/2019

La vermifugation en questions

Les parasites internes (vers) peuvent infester votre animal. Le vermifuger régulièrement est donc très important. Pour en savoir plus sur la vermifugation, voici quelques questions/réponses sur ce sujet !   Je veux utiliser un vermifuge naturel, est-ce que l’ail peut convenir ? Dans un premier temps, sachez que les vermifuges naturels sont moins efficaces que les vermifuges vétérinaires classiques. Ainsi, ils sont déconseillés chez les animaux dits « à risque », ceux qui sont susceptibles d’ingérer des parasites. Ce sont les chiens qui mangent des déchets, des excréments… ou les chats qui chassent beaucoup. Ensuite, l’ail est un aliment toxique pour les animaux. Les doses toxiques sont importantes mais il faut toujours rester vigilant. Il est donc préférable, pour ne pas prendre de risque, d’ éviter de donner de l’ail à votre animal.   Je n’ai pas besoin de traiter mon chien contre les vers s’il mange régulièrement de l’herbe ? Lorsqu’un animal mange de l’herbe, cela ne tue pas les parasites digestifs. Au contraire, les irritations provoquées par l’ingestion d’herbe peuvent favoriser le développement des parasites. Il est aussi possible que votre animal mange de l’herbe par inconfort digestif : il faut déterminer la cause de cet inconfort… Les parasites digestifs, peut-être ? En conclusion, si votre animal mange de l’herbe, la première chose à faire est de le vermifuger, si cela ne suffit pas, une consultation s’impose !   Mon chat a une « peau sur l’œil », est-ce qu’il a des vers intestinaux ? C’est une hypothèse possible. La troisième paupière ou membrane nictitante sert au chat à fermer hermétiquement les yeux. Le fait qu’elle ne revienne pas complètement en place peut-ê tre dû à différentes causes dont, entre autres, une diarrhée, une déshydratation ou, effectivement, la présence de parasites internes. Surveillez ses selles, sa prise alimentaire et de boisson et traitez-le contre les vers.   A quelle fréquence est-ce que je dois vermifuger mon animal ? On conseille généralement de vermifuger tous les 3 mois car le traitement vermifuge élimine les parasites présents dans le tube digestif de votre animal mais ne prévient pas sa ré-infestation . Ainsi, un chien qui mange des proies par exemple, sera plus rapidement infesté et il faudra augmenter la fréquence de vermifugation. Au contraire, les chats d’appartement sont moins à risque !   Mon chat ne sort pas, est-ce que je dois quand même le traiter contre les parasites internes ? Oui, mais moins souvent sûrement que s’il chassait toute la journée. En effet, les chats d’appartement peuvent tout de même être infestés de vers intestinaux en ingérant des puces que vous pouvez ramener sur vos vêtements. Les puces peuvent être porteuses d’œufs de ténias…   Les parasites de mon chien peuvent-ils être transmis aux humains ? Oui, les œufs de parasites peuvent se retrouver sur les poils de votre chien. On imagine facilement qu’en le caressant, vous pouvez rapidement être vous-même infesté. Les petits enfants sont les plus touchés car leurs défenses immunitaires sont moins importantes. Les bacs à sable où peuvent se trouver des excréments de chats sont aussi source de parasites intestinaux pour nos enfants ! Il est possible de vermifuger les adultes et enfants vivant dans l’entourage d’un animal. Pour cela, demandez conseil à votre médecin.   La vermifugation est très importante pour la santé de nos animaux mais aussi pour la nôtre. Nous pouvons vous proposer des vermifuges adaptés à vos animaux en fonction du niveau de risque. L’équipe de la clinique reste à votre disposition pour toute question supplémentaire.
Anxiété de cohabitation chez le chat
27/09/2019

Anxiété de cohabitation chez le chat

Etre l’heureux propriétaire de plusieurs chats est un bonheur mais les faire cohabiter peut s’avérer difficile…   Le chat est un animal territorial… : Contrairement à un chien qui est un animal appartenant à une meute, le chat est plutôt un solitaire qui s’applique à conserver son territoire ! Ainsi le territoire de votre chat est votre habitation, éventuellement votre jardin et même ses alentours. Les félins sont très attachés à leur territoire, cela est très important pour eux.   L’organisation du territoire : Pour un chat, son territoire s’organise en différentes aires de vie bien définies mais pouvant se chevaucher : les aires pour le repas, le jeu/la chasse, le repos, les mictions et excréments… En sachant cela, on peut facilement repérer les différents endroits où notre chat aime dormir. Il aime ses petites habitudes. On comprend aussi pourquoi notre chat peut être si perturbé quand on change un meuble de place ou quand sa litière est trop proche de sa gamelle ! De la même manière, lorsque plusieurs chats cohabitent, le partage du territoire est souvent délicat et ce, d’autant plus que l’espace est limité.   L’anxiété de cohabitation : Certains chats parviennent à cohabiter sans souci et à partager ces différentes aires de leur territoire. Pour d’autres, cette cohabitation est source d’anxiété qui se traduit par des bagarres pour leur territoire. On voit alors souvent un chat agresseur qui surveille les allers et venues de son compagnon pour l’attaquer dès que son territoire semble en danger. L’autre chat, agressé, se fait alors de plus en plus discret pour éviter les conflits. Il peut développer des comportements compulsifs tels qu’un léchage exacerbé par exemple.   Que faire lors de bagarres ? Si les chats ne se mettent pas en danger l’un l’autre, vous ne devez pas les interrompre, cela permet parfois de régler la situation. Au contraire, si la dispute est violente et dangereuse, il faut les séparer en faisant un grand bruit ou en envoyant un spray d’eau. N’intervenez jamais avec vos mains, vous risqueriez d’être blessé !   Quelles solutions ? Une solution rapide pour les protéger : v ous pouvez installer chacun des chats dans des pièces différentes avec tout le nécessaire pour vivre en associant des compléments alimentaires et/ou des phéromones apaisantes. Dans le même temps, vous pouvez multiplier les litières, les gamelles, les lieux de couchage et d’observation… pour que chacun trouve sa place. Il existe des compléments alimentaires et des phéromones, évoqués ci-dessus, pour apaiser les deux chats, l’agresseur et l’agressé. Il faut aussi agrandir le territoire : réfléchissez si vous pourriez, par exemple, leur laisser accès à l’extérieur.   Plus l’espace est grand, plus la cohabitation sera facilitée.   Si cela est impossible, le territoire peut être agrandi en hauteur : accès au-dessus des meubles, arbres à chat…  Si ces changements ne suffisent pas, une visite à la clinique peut s’avérer nécessaire. Nous pourrions discuter des solutions possibles, d’une thérapie comportementale associée éventuellement avec un traitement médical. Cette démarche doit être alors mise en place pour les deux chats.   Nous restons à votre disposition pour discuter des éventuels soucis de cohabitation que vous rencontrez avec vos chats ou si vous souhaitez adopter un autre petit félin.
PRENDRE SOIN DES OREILLES DE SON CHIEN OU DE SON CHAT
18/09/2019

PRENDRE SOIN DES OREILLES DE SON CHIEN OU DE SON CHAT

Les oreilles de votre chien ou de votre chat sont sensibles. Les nettoyer fait partie de l’entretien courant que vous pouvez pratiquer à la maison, notamment si votre animal est sensible à ce niveau. Certains de nos compagnons, du fait de leur race (chiens à oreilles tombantes, à poils longs), ou de leur mode de vie (sorties fréquentes, activités aquatiques...) sont plus volontiers sujets aux infections ou à des atteintes parasitaires. Ces maladies sont appelées du terme générique d’ otites .   Quelles sont les maladies des oreilles ? On peut classer les atteintes de l’oreille externe ou otites externes chez le chien en trois grandes familles :   1. Les maladies causées par des acariens, ou gales d’oreilles. Cette parasitose due à Otodectes cynotis est assez fréquente chez les chats vivants en extérieur et chez les chiens qui sont entrés en contact avec des chats atteints. Le plus souvent, cette maladie démange fortement les oreilles de  votre compagnon et se caractérise souvent par la présence de cérumen noirâtre sur le plat interne de l’oreille. L’absence de ce cérumen ne doit pas vous conduire à négliger cette maladie parasitaire. Il faut parfois en effet faire un prélèvement assez profond pour mettre en évidence le parasite. Votre vétérinaire pourra les mettre en évidence avec son microscope .   2. Les infections bactériennes et les levures (le plus souvent des malassezia), vont provoquer des douleurs, des rougeurs et occasionner des odeurs désagréables.   3. Les autres causes, plus rares, sont aussi très variées : corps étranger (épillet), tumeur, ou encore allergies (alimentaires ou dermatite atopique) qui peuvent entrainer des problèmes de l’oreille externe de votre chien ou chat.   Quel traitement en cas d’otite ? Votre vétérinaire vous prescrira le traitement adapté après avoir diagnostiqué la maladie dont votre chien est atteint. Il n’y a pas de traitement « général » , et chaque cas est particulier. Un corps étranger, comme un épillet doit être retiré, et votre vétérinaire dispose d’un appareil (un otoscope) pour vérifier l’état du conduit horizontal et du tympan. Si votre animal est atteint d’une infection bactérienne ou liée à des levures, n’oubliez pas de nettoyer également ses pattes : en effet, lorsqu’il se gratte, votre compagnon peut se contaminer les extrémités...et risquer une infection au niveau des griffes !   Comment nettoyer les oreilles de mon animal ? L’oreille externe de votre animal a une conformation particulière, en « L » contrairement à ce qui se passe chez nous : le conduit est donc coudé. S’il est ainsi simple de nettoyer le conduit vertical, le conduit horizontal est plus difficile d’atteindre il peut s’y accumuler du cérumen ou des débris variés. Pourtant cette particularité anatomique rend le nettoyage plus aisé puisque le tympan est ainsi protégé !   Pour nettoyer les oreilles de votre compagnon, la technique est assez simple donc :   1. Habituez votre chiot ou votre chat dès son plus jeune âge, il acceptera plus volontiers ces soins, qui sont non douloureux mais requièrent un peu de patience.   2. Utilisez toujours un nettoyant formulé spécialement pour les oreilles de nos compagnons. Il est important de ne jamais utiliser d’eau, d’eau oxygénée, d’éther ou d’alcool. Ces liquides peuvent en effet provoquer une irritation et aggraver la maladie.   3. Introduisez la canule qui chapeaute en général le flacon pour faire couler le liquide nettoyant dans le conduit auditif, puis massez doucement la base de l’oreille.   4. Vous pouvez éventuellement laisser votre compagnon s’ébrouer : les liquides auriculaires permettent en effet de faire remonter le contenu profond du conduit (il faut alors prévoir d’opérer à l’extérieur, pour éviter les projections !). Sinon, utilisez un tortillon de coton pour récupérer en douceur le liquide et les impuretés. Une autre solution consiste à obturer le conduit avec une boule de coton après avoir introduit le nettoyant et à pencher la tête de votre chien pour permettre l’évacuation du liquide.   5. Répétez l’opération si nécessaire.   6. À l’aide d’un coton imbibé de liquide nettoyant, nettoyez le plat de l’oreille. Vous pouvez utiliser un coton-tige imbibé pour nettoyer les replis de l’oreille externe, mais n’introduisez en aucun cas ce bâtonnet dans le conduit auditif, vous risqueriez de « tasser » les éléments indésirables dans le fond. Attention : si votre animal se plaint de ses oreilles, penche la tête, ou si vous décelez une odeur inhabituelle, il est impératif de montrer votre compagnon à votre vétérinaire. Un traitement spécifique est alors nécessaire pour soigner la maladie dont il souffre, et les opérations de nettoyage peuvent être douloureuses, et surtout masquer des symptômes et fausser le diagnostic.   CONCLUSION : Vérifiez régulièrement la santé des oreilles de votre animal, surtout s’il fait partie des races sensibles ou s’il vit dehors et notamment s’il aime se baigner. Afin de vous faciliter les soins d’entretien, n’hésitez pas à demander à votre équipe soignante un produit adapté pour le nettoyage, et en cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire : lui seul pourra diagnostiquer précisément la cause d’une otite et vous prescrire le traitement le plus adapté.
Les urgences chez le chat
11/09/2019

Les urgences chez le chat

Malgré toute l’attention que vous pouvez porter à votre chat, qu’il vive à l’intérieur ou à l’extérieur, il peut arriver malheureusement des situations d’urgences, ou vos actions sont déterminantes. Voici quelques conseils pour ne pas être pris au dépourvu « au cas où », et pour réagir de façon adaptée. Les cas « urgents » sont divers, mais vous trouverez ici les plus fréquents, et des conseils pour agir en attendant de vous rendre chez votre vétérinaire.   Que faire en cas d’urgences ?  Prenez soin d’inscrire dans votre téléphone le numéro à appeler en cas d’urgence. Pensez à demander à votre équipe soignante habituelle le numéro à composer, particulièrement s’il y a un numéro différent pour la nuit, les dimanches et jours fériés. En premier lieu, prévenez toujours par téléphone votre vétérinaire de votre arrivée, décrivez-lui au mieux les symptômes, et ayez toujours à disposition de quoi noter ses éventuelles instructions. Ces mesures permettront de préparer le nécessaire afin de prendre en charge votre compagnon dès son arrivée.   Traumatismes, chutes, accidents de la route : Même si apparemment tout va bien, il est indispensable de montrer rapidement votre chat à votre vétérinaire. En effet, une hémorragie interne peut passer inaperçue pendant plusieurs heures et être fatale. Si votre chat semble avoir un membre cassé, ne peut plus marcher, boite fortement et surtout, s’il a perdu connaissance, posez-le délicatement sur une couverture, idéalement dans la position du sphinx, avec la tête étendue vers l’avant pour faciliter sa respiration. Placez-le dans sa boite de transport en veillant à limiter les chocs qui peuvent être douloureux. Il est important de fermer la boite de transport : un animal choqué ou souffrant peut avoir des réactions inattendues, et être la cause d’un accident de voiture durant le chemin vers la clinique !   Plaies infectées, morsures, abcès :  Chez le chat, ce type de blessure apparait le plus souvent autour du cou, ou sur un membre. Les abcès peuvent percer et suppurer : un liquide jaunâtre plus ou moins sanguinolent s’écoule alors. L’urgence est relative, mais il sera souvent nécessaire de sonder la profondeur de la plaie et de faire des soins locaux de nettoyage, voire de mettre en place un traitement antibiotique. Pour cette raison, il est important que votre chat soit montré en consultation.   Fièvres :  Chez le chat, une augmentation de la température peut ne pas se percevoir autrement que par les symptômes associés. La température normale d’un chat est de 38,3°C, prise en introduisant profondément le thermomètre par voie rectale. La fièvre est souvent le reflet d’une infection, et elle est régulièrement accompagnée d’autres signes : refus de manger ou de boire, diminution de l’activité pouvant aller jusqu’à l’abattement. Il faut garder à l’esprit que la température peut sembler normale au toucher...et contrairement à une idée reçue, on n’obtient pas une idée de la température en touchant le nez de son chat !   Le blocage de voies urinaires :  Si dernièrement votre chat est allé plus fréquemment à la litière, s’il a uriné à côté, s’il s’est plaint en urinant, si vous avez rencontré des traces rosâtres (= sang) dans la litière...et surtout s’il ne semble plus parvenir à évacuer ses urines et est abattu, c’est peut-être qu’il souffre de cystite. Dans certains cas, ces cystites se compliquent de calculs urinaires qui peuvent obstruer totalement l’uretère. Dans le cas de bouchon total, les reins peuvent être irrémédiablement atteints. Il est donc nécessaire de conduire rapidement votre compagnon à la clinique. Même si votre chat continue à pouvoir uriner, ces troubles sont extrêmement douloureux et doivent être soignés rapidement.   Difficultés respiratoires et suffocations :  En cas de difficulté respiratoire (halètement profond, position pattes avant écartées et tête en avant...), si les muqueuses de votre chat deviennent cyanosées (bleues), ou si votre chat tousse fortement, il faut très rapidement contacter votre vétérinaire, lui décrire exactement, mais brièvement, ce que vous constatez. Votre vétérinaire vous expliquera la marche à suivre si nécessaire le temps de faire le trajet. Les causes de ces problèmes peuvent être nombreuses, et il s’agit d’une urgence absolue !   Crises de convulsion, pertes de connaissance :  Les causes peuvent être variées, allant du choc traumatique, en passant par les empoisonnements, sans oublier l’épilepsie ou les maladies d’organes (rein, foie). Dans ces cas, il faut surtout veiller à ce que votre chat ne puisse pas se blesser s’il convulse : il ne contrôle plus ses mouvements. Idéalement on le placera donc dans une grande caisse de transport garnie de linges, en veillant à ce qu’il puisse respirer. Prenez garde de ne pas vous faire mordre par les mouvements incontrôlés de ses mâchoires !   Empoisonnements :  Les poisons les plus fréquents sont les pesticides : insecticides, anti-limaces, raticides... Si votre chat en a consommé, un traitement antipoison doit être mis en place rapidement. Si vous disposez de l’emballage du produit, pensez à l’apporter à votre vétérinaire. Certains médicaments constituent une autre catégorie de poison : le paracétamol, l’ibuprofène, et d’une manière générale tous les anti-inflammatoires. Ils ont une forte toxicité pour votre chat et ne doivent pas être administrés sans avis de votre vétérinaire. Si vous pensez que votre compagnon en a consommé, contactez rapidement votre vétérinaire. D’autres médicaments peuvent avoir des effets importants, tant par leur toxicité que par la quantité absorbée. Enfin, certaines plantes comme le lys ou le yucca par exemple, ou certains aliments comme le chocolat ou les oignons, consommés en quantité peuvent être toxiques. Là encore, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire, même en cas de doute...   La thrombo-embolie aortique :  Il s’agit d’une affection heureusement fort rare, mais malheureusement très grave qui apparait lorsqu’un caillot de sang obstrue les vaisseaux irriguant les membres postérieurs. En cas de perte soudaine de tonus ou de mobilité des postérieurs, souvent accompagnée de forte douleur (ce qui peut évoquer un accident), il faut rapidement conduire votre chat chez le vétérinaire : il peut s’agir d’une thrombo-embolie, et il est urgent de rétablir la circulation sanguine dans les membres postérieurs.   Quel que soit le motif de l’urgence, il faut veiller à garder son calme ; le stress est très communicatif chez le chat. On tâchera de l’apaiser en lui parlant doucement, mais on restera méfiant pour le caresser : un chat qui souffre peut avoir une réaction dangereuse. On veillera à éviter qu’il ne s’échappe en le maintenant enfermé, au mieux dans sa boite de transport, tout en le surveillant et en vérifiant qu’il peut respirer aisément.   Prévenez toujours votre vétérinaire de votre venue, il pourra vous donner de précieux conseils à mettre en œuvre durant le trajet et il pourra se préparer à vous recevoir pour agir dès votre arrivée.
Otite externe chez les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie)
02/09/2019

Otite externe chez les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie)

Les otites sont des pathologies bien connues des propriétaires de chiens de chats mais beaucoup moins pour les lapins et rongeurs.   Anatomie des oreilles des lapins :    L’oreille des lapins est constituée de 3 parties :   1) L’oreille externe est composée du conduit auditif externe et du pavillon auriculaire 2) L’oreille moyenne comprend la bulle tympanique située derrière le tympan 3) L’oreille interne contient différentes structures qui interviennent dans l’équilibre   Nous nous intéresserons ici uniquement aux otites dans la partie externe. Nous conseillons d’inspecter régulièrement les oreilles de votre animal : une oreille en bonne santé est propre et elle ne présente pas d’odeur. Si vous observez une production abondante de cérumen, des rougeurs, des plaies, des croûtes, si l’oreille est malodorante, s'il se gratte beaucoup les oreilles… alors il est conseillé de consulter un vétérinaire car il pourrait s’agir d’une otite.   A savoir : les lapins béliers sont particulièrement sujets aux otites. En effet, leur conduit auditif est rétréci ce qui favorise l’accumulation de cérumen.   Différentes causes d’otites externes chez les lapins et rongeurs :   1) Les parasites : Chez les lapins, le parasite responsable de gale auriculaire est Psoroptes cuniculi. Il s’agit d’une affection très prurigineuse. On observe alors une chute de poils sur les oreilles suite au grattage et une production abondante de cérumen jaunâtre. Le parasite touche le plus souvent les deux oreilles. Une surinfection bactérienne est possible. Il s’agit d’une affection contagieuse pour les autres lapins. Chez les rats et les hamsters, le parasite Notoedres muris peut être responsable d’otite avec apparition de croûtes jaunes et d’excroissances au niveau des oreilles.   2) Des bactéries :  Les otites bactériennes peuvent avoir plusieurs origines comme par exemple : un corps étranger logé dans le conduit auditif (granulé, épillet, etc…), une otite parasitaire ou fongique, une masse comme un polype ou une tumeur, un rétrécissement du conduit auditif empêchant une bonne évacuation du cérumen, un problème respiratoire comme une rhinite, etc…   3) Des allergies : Le lapin peut souffrir d’otites d’origine allergique : allergie aux piqûres de puces par exemple. Les signes sont une rougeur du conduit auditif, des démangeaisons, etc… Une surinfection bactérienne ou fongique est possible.   4) Les morsures : Si plusieurs lapins cohabitent ensemble, des bagarres sont possibles et les oreilles peuvent être la cible de morsures. Il faut toujours être vigilant car des morsures  de petite taille qui semblent être sans gravité peuvent se compliquer (retard de cicatrisation, formation d’abcès, etc…). Il est conseillé de consulter un vétérinaire si la plaie est de grande taille, si elle suinte, si elle ne cicatrise pas rapidement, etc…   En cas de doute, n’hésitez pas à venir à la clinique vétérinaire afin que nous puissions examiner votre animal. Nous serons peut être obligés d’endormir votre animal pour pouvoir mieux observer et nettoyer son conduit auditif.
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